L'éolien en mer, comment ça marche ?
Un parc d’éoliennes en mer est constitué d'éoliennes reliées entre elles par des câbles enterrés sous le fond marin, et permettant d’utiliser la force du vent pour produire de l’électricité en faisant tourner leurs pales.
Les éoliennes en mer fonctionnent pour des vitesses de vent comprises entre 14 et 90 km/h. Au-delà, elles sont arrêtées pour raison de sécurité. Les éoliennes en mer les plus récentes :
- ont une puissance unitaire pouvant aller jusqu’à 6 MW par machine,
- ont des pales d’un rayon pouvant aller jusqu’à 70 mètres, qui sont fixées sur un mât d’une hauteur typique de 80 mètres,
- produisent chacune autant d’électricité que la consommation électrique domestique hors chauffage de l’ordre de 15 000 personnes.
En moins de 10 ans, la performance d’une éolienne en mer a été multipliée par 10. Leur fiabilité et leur rendement ont également été améliorés, permettant en retour de réduire le nombre d’éoliennes en mer à production équivalente.
L’installation et l’exploitation d’un parc d’éoliennes en mer nécessitent des moyens similaires à ceux utilisés pour les installations de plateformes pétrolières offshore. L’aménagement des infrastructures portuaires et des barges représente un enjeu clé pour le succès d’un projet. C’est aussi une chance pour l’industrie française, qui sera amenée à participer prioritairement aux travaux de construction de ces parcs.
En fonction de la profondeur et du type de sol, plusieurs types de fondations peuvent être prévus : gravitaires, à succion, mono-pieux, en tripode ou en treillis. Plusieurs projets de fondations flottantes sont à l’étude, qui pourront permettre à terme, si les filières industrielles voient le jour, une installation dans des zones de plus grande profondeur.
Les enjeux techniques sont donc importants puisque, outre le fait que les éoliennes en mer doivent être conçues pour s’adapter à l’environnement marin, les fondations imposantes doivent s’adapter aux spécificités des fonds et aux mouvements de la mer (houle, marées…). De plus les moyens à mettre en œuvre pour la maintenance et l’exploitation en mer sont beaucoup plus complexes qu’à terre.

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